Non point la paix : un frémissement foncier

 

 » Et tous deux nous verrons enfin ce que j’ai vu :
l’instant d’extase indicible où le temps s’arrête, où le chemin, les arbres, la rivière, tout est saisi par l’éternité.
Suspens ineffable ! …
Les morts autour de nous, le soleil immobile comme pour toujours à la pointe d’un chêne,
une feuille nue sous nos yeux qui éclate de lumière,
éternelle, les voix dans un silence plus peuplé que notre cœur, une grondante musique solennelle aux veines du monde comme un sang.
Non point la paix : un frémissement foncier, des moelles aux mains saisies,
et l’étouffante, la vertigineuse montée des larmes…  » .
J’ai trouvé cet extrait  dans l’article,
Le  » frémissement foncier » du paysage chez le poète vaudois Gustave Roud
sur le site  Enkidoublog
Cette aquarelle attendait ce frémissement foncier.
Je le remercie de m’avoir fait connaître ce poète et photographe.

 

 

 

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